Notre Savoir-Faire

L’élégance et la maîtrise du geste constituent un savoir-faire vigneron qui se transmet dans notre famille depuis plusieurs générations. Persévérants dans notre ouvrage, nous sommes profondément enracinés à Châteauneuf-du-Pape. Notre volonté est d’offrir le meilleur vin en quête d’excellence.


La viticulture au cœur d’une passion


La viticulture est un mouvement perpétuel, un cycle sans fin, celui de la vie et des saisons. Chaque année les gestes se répètent, mais tous diffèrent en fonction de la météo, des sols, des insectes ou des cycles lunaires. Cultiver la vigne, c’est avant tout cultiver un équilibre, veiller à ce que la plante s’épanouisse dans son environnement naturel.


Vinification & libre expression


La cave, construite à même la roche au début du siècle dernier, est conçue dans le plus grand respect des traditions. Ici, on place le raisin au cœur des préoccupations, on veille à son bien être, on recherche son opulence. Pour se faire, tout le monde en cave se plie en quatre, et sur plusieurs niveaux, pour laisser place à la gravité. La ligne directrice est claire : un cheminement simple des vins, tout en douceur pour le respect du fruit, du cépage et de leur terroir.


Dans la fraîcheur des chais, tout est affaire de patience et l’on intervient le moins possible pour préserver ce fragile équilibre en pratiquant simplement des extractions douces et des élevages longs et minutieux. Pendant près de 18 mois, les cépages se partagent entre différents contenants en fonction de leur personnalité et structure : foudre pour le grenache, barrique et demi-muid pour la syrah et le mourvèdre, cuve béton pour le cinsault.


 La dégustation est une histoire vivante, où l’homme et le vin se livrent l’un à l’autre.


Les 4 saisons du domaine


 

Le printemps … un contre la montre décisif 


C’est le réveil de la vigne, et après les longs et tranquilles mois d’hiver c’est l’effervescence !


Sans autre échauffement, on attaque par un sprint sans concession : concentrer 4 mois de travail en un seul. Entre mars et avril, il s’agit de finir la taille, redresser les souches couchées par le Mistral, attacher les baguettes pour les Syrah, travailler les petits plants à la main, poser les capsules pour la confusion sexuelle sans oublier le travail des sols : biner, griffonner et décavaillonner… Tout ça avant le débourrage de la vigne !


Et comme nous n’utilisons pas de désherbant, la pioche est de rigueur pendant plusieurs mois pour enlever l’herbe galopante…


A la fin du printemps on pratique un ébourgeonnage minutieux qui nous sert à contrôler les rendements et favoriser les bourgeons fructifères. Ce travail, comme la taille en hiver, est primordial ; c’est celui qui demande le plus de réflexion.


L’été, la plage, la Corse, et les collègues ! 


Le farniente de l’été est un terme qui sied bien au vigneron. On veille sur les souches, on pratique quelques vendanges en vert pour assurer une belle concentration, on soigne les grappes et les sarments abimés par le vent, on protège la vigne par quelques traitements de contacts… Mais globalement l’été, c’est repos et maturation !


A la fin de la trêve estivale viennent les contrôles de maturité. Ici on les pratique à l’ancienne, avec l’œil et en dégustant les baies. Septembre prépare à la récolte, ajustement des tracteurs, révision des paniers et sécateurs, montage des bennes ; et puis vient l’attente du début des vendanges. Elles s’étaleront sur près d’un mois entre la récolte des terroirs les plus précoces et des parcelles les plus tardives. Mais impossible de prévoir à l’avance comment celles-ci se dérouleront ; chaque saison est unique et nous réserve souvent des surprises.


L’automne vient comme un comic strip, faire des WIP! des CLIP! des BANG! des VLOP! et des ZIP!


Dernière ligne droite, nerfs à rude épreuve, entre passage obligé et profession de foi … L’automne amène son lot de stress jusqu’à ce que la vendange soit rentrée. L’effervescence commence dans la vigne avec la valse des sécateurs et des paniers : récolte manuelle et tri rigoureux des raisins sont les maitres mots. Chaque année nous retrouvons notre équipe de vendangeurs, et, même si on compte quelques nouveaux visages deci delà, on a le plaisir de revoir les mêmes mines réjouies sur la propriété !


En cave aussi on est sur le pied de guerre, astiquant les dernières cuves, fébrile en attendant le raisin. Les vinifications sont toujours un plaisir même si elles ne sont pas de tout repos. Les vins sont manipulés en douceur toutes les 12 heures, tel un plat qu’on laisserait mijoter à feu doux, le remuant régulièrement afin de laisser les ingrédients s’y exprimer totalement.


Après plusieurs semaines de tumulte arrive la période de calme dans le vignoble, les dernières feuilles rougissent et les premiers frimas de novembre se font sentir.


L’hiver, un repos bien mérité


L’hiver, on navigue paisiblement… En cave, les dernières vinifications se terminent et les parcelles sont labourées une dernière fois : la raie d’hiver » recouvre les vignes afin de les préserver du froid. Ensuite, on « fait les trous », on enlève les souches qui ne sont plus viables, car trop vieilles ou malades.


Et enfin, le repos du guerrier ! On attendra d’avancer un peu plus dans l’hiver pour commencer une taille soignée en fonction de la montée des lunes et dessiner ce qui sera un nouveau millésime...